Je viens de découvrir Planet Bee, de Simone Luciani et Andrea Mainini, publié par Cranio Creations.
La Terre est épuisée et nous incarnons des pionniers sur une nouvelle planète. Notre mission consiste à construire un écosystème autonome sous un dôme géodésique, en équilibrant plantes, animaux et ressources vitales.
Une règle de placement, plusieurs équilibres
À son tour, on choisit de prendre un groupe de tuiles Écosystème sur le plateau de développement, en payant un coût en eau, ou de récupérer une tuile Source. On place ensuite les tuiles dans son dôme en respectant des règles d’adjacence.
Les arbres et les flaques génèrent l’oxygène et l’eau nécessaires. Les fleurs de même couleur attirent des abeilles, qui multiplieront les points des plantes lors des récoltes. L’oxygène accumulé permet d’introduire des animaux — oiseaux, lapins ou moutons — dans leurs habitats.
Le jeu est ponctué de récoltes et se termine par un décompte comprenant des objectifs communs.
Familial dans les règles, plus exigeant dans les choix
Autour de la table, nous avons tous apprécié la partie. Les règles restent accessibles, mais le jeu demande de surveiller plusieurs choses en même temps : ses réserves d’eau, sa production d’oxygène, l’espace disponible sous le dôme, les combinaisons entre plantes et abeilles, les habitats des animaux et les quatre objectifs communs.
C’est ce qui me paraît intéressant dans son positionnement. On peut expliquer assez facilement ce que l’on fait, mais bien le faire demande une véritable vision d’ensemble. Le mot « familial » décrit correctement l’accessibilité des règles ; il ne signifie pas que les décisions sont automatiques.
Une interaction légère, mais constante
Le plateau de développement fonctionne comme une rivière. Les tuiles glissent et leur coût change. On dépend donc beaucoup du joueur précédent : il peut prendre la tuile espérée ou, au contraire, laisser une occasion inattendue.
L’interaction n’est pas agressive, mais elle oblige à regarder ailleurs que dans son propre dôme. Il faut parfois renoncer à un plan parfait et exploiter ce que la rivière rend possible maintenant.
Planet Bee m’a laissé l’impression d’un joli casse-tête stratégique, avec une vraie cohérence entre les ressources et l’écosystème que l’on construit. J’espère le voir arriver en français. Il faudrait encore vérifier son futur éditeur et son calendrier de localisation avant d’en faire une annonce.
