Public et contexte

Long Shot : le jeu familial qui dépend beaucoup de la tablée

Partie de Long Shot mise en scène à Longchamp

J’ai rejoué à Long Shot : Le Jeu de Dés, publié en France par Matagot.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un jeu de paris sur des courses hippiques. À chaque lancer de dés, un cheval avance et tous les joueurs choisissent simultanément une action : acheter un cheval, placer un pari, investir dans une concession ou améliorer un jockey. L’objectif est de terminer avec le plus d’argent.

Le nombre de joueurs change l’énergie du jeu

J’y avais déjà joué à une table beaucoup plus nombreuse et j’en gardais le souvenir d’un jeu encore plus amusant. À quatre, c’était très sympathique, mais le côté « course folle » ressortait un peu moins.

Ce n’est pas seulement une question de mécanique. Plus les joueurs sont nombreux, plus les paris se croisent, plus les intérêts divergent et plus chaque déplacement crée des réactions autour de la table. Le même système peut donc produire une ambiance assez différente selon la configuration.

Familial, mais pour quelle famille ?

Je comprends pourquoi le jeu est apprécié. Les dés apportent du suspense, mais il faut aussi savoir les exploiter. On prend régulièrement des décisions intéressantes pour essayer de faire pencher la balance en sa faveur.

Je nuancerais cependant son étiquette familiale. Les règles sont simples, mais il faut gérer plusieurs mécanismes et anticiper quelques astuces. Je ne le sortirais pas forcément avec des personnes qui jouent très peu.

Pour moi, c’est un bon jeu de vacances, idéal pour des familles nombreuses ou des groupes d’amis qui ont déjà un peu l’habitude de jouer : une ambiance légère, mais suffisamment de décisions pour ne pas subir seulement la course.

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Cesare Mainardi

Le jeu de société vu de l’intérieur.

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